Le Bernica

Le Bernica

50.00

Gravure sur Linoléum 24x30cm
Encre écologique Aquawash Charbonnel sur papier simili japonais 180gr
Imprimé à la main
Série numérotée sur 50 et signée

Vendue sans cadre
Cette estampe est fragile. Sensible à l'humidité, pensez à encadrer cette gravure avec un passe-partout et un verre.
N'hésitez pas à me demander conseil

Engraving on Linoléum 24x30cm
Ecological Charbonnel Aquawash ink on simili japanese paper 180gr
Hand print
Numeroted on 50 original copies and signed

Sold without frame
This engraving is fragile. Sensitive to humidity, please frame it with glass and a frame cardboard.
Do not hesitate to ask me any question about it

Interprétation de la lithographie de Antoine Louis ROUSSIN (1819 - 1894)
Ci-dessous le magnifique poème éponyme de Charles-Marie LECONTE DE LISLE (1818 - 1894)

Le Bernica

Perdu sur la montagne, entre deux parois hautes,
Il est un lieu sauvage, au rêve hospitalier,
Qui, dès le premier jour, n'a connu que peu d'hôtes ;
Le bruit n'y monte pas de la mer sur les côtes,
Ni la rumeur de l'homme : on y peut oublier.

La liane y suspend dans l'air ses belles cloches
Où les frelons, gorgés de miel, dorment blottis ;
Un rideau d'aloès en défend les approches ;
Et l'eau vive qui germe aux fissures des roches
Y fait tinter l'écho de son clair cliquetis.

Quand l'aube jette aux monts sa rose bandelette,
Cet étroit paradis, parfumé de verdeurs,
Au-devant du soleil, comme une cassolette,
Enroule autour des pics la brume violette
Qui, par frais tourbillons, sort de ses profondeurs.

Si Midi, du ciel pur, verse sa lave blanche,
Au travers des massifs il n'en laisse pleuvoir
Que des éclats légers qui vont, de branche en branche,
Fluides diamants que l'une à l'autre épanche,
De leurs taches de feu semer le gazon noir.

Parfois, hors des fourrés, les oreilles ouvertes,
L'oeil au guet, le col droit, et la rosée au flanc,
Un cabri voyageur, en quelques bonds alertes,
Vient boire aux cavités pleines de feuilles vertes,
Les quatre pieds posés sur un caillou tremblant.

Tout un essaim d'oiseaux fourmille, vole et rôde
De l'arbre aux rocs moussus, et des herbes aux fleurs :
Ceux-ci trempent dans l'eau leur poitrail d'émeraude ;
Ceux-là, séchant leur plume à la brise plus chaude,
Se lustrent d'un bec frêle aux bords des nids siffleurs.

Ce sont des choeurs soudains, des chansons infinies,
Un long gazouillement d'appels joyeux mêlé,
Ou des plaintes d'amour à des rires unies ;
Et si douces, pourtant, flottent ces harmonies,
Que le repos de l'air n'en est jamais troublé.

Mais l'âme s'en pénètre; elle se plonge, entière,
Dans l'heureuse beauté de ce monde charmant ;
Elle se sent oiseau, fleur, eau vive et lumière ;
Elle revêt ta robe, ô pureté première !
Et se repose en Dieu silencieusement.

La femme pensante
40.00
Le long de l'eau
150.00
À l'ombre du palétuvier
150.00
Protéa Noir
35.00
Pavots noirs
15.00
Poisson et citrons
35.00
Le retour de pêche
20.00
Le bain
20.00
Femme à l'hibiscus
20.00
Le manguier et l'enfant
20.00
Du vent dans les cheveux
40.00
Femme au paréo
20.00
Sous les arbres
30.00
Femme au Kimono
20.00
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